Les conséquences de l'incendie d'habitation.

                            Mieux prévenir les incendies domestiques

Limiter les dégâts.

Dans un incendie, la propagation des fumées précède toujours celle des flammes. Or, si les fumées peuvent avertir de l’existence d’un incendie, leur toxicité les rend responsables de 80 % des décès des victimes d’incendies domestiques. C’est pourquoi, la détection des premières fumées permet une alerte précoce des victimes, et est essentielle pour sauver des vies. Il existe différents types de matériels qui permettent de limiter les dégâts d’incendies d’habitation : les Détecteurs Avertisseurs Autonomes de Fumées (ou DAAF) et les extincteurs et aérosols à fonction extinctrice.

Les détecteurs avertisseurs de fumée (DAAF)

La majorité des incendies domestiques peut être évitée, si les victimes sont alertées dès le début de l’incendie et si elles

savent réagir face au feu. Le détecteur de fumée alerte dès la formation de fumée dans une pièce. Il permet donc d’avertir les occupants d’un logement dès que l’incendie se déclare.

En avertissant dès la détection d’une fumée, les DAAF permettent aux habitants de maîtriser le départ du feu à temps, ou de fuir

sans être victimes des émanations, diminuant ainsi considérablement le taux de mortalité. Enfin, les DAAF sont le seul moyen de ne

pas être victime des feux nocturnes, particulièrement meurtriers (responsables de 70 % des décès dans les incendies d’habitation).

Il est important que les DAAF soient conforme à la norme NF-EN 14 604 et d’en installer à chaque étage, de préférence près des chambres.

 

Les extincteurs et les sprays anti-incendie

D’un usage extrêmement simple, les extincteurs et les aérosols à fonction extinctrice permettent d’intervenir, chaque année, sur un grand nombre de départs de feux et de limiter au maximum les dégâts matériels provoqués par les flammes. Plus les extincteurs seront placés à des endroits facilement et rapidement accessibles, plus les habitants pourront réagir rapidement et circonscrire un feu naissant.

S’ils peuvent trouver place dans tous les foyers, le taux d’équipement des particuliers reste paradoxalement faible, malgré la simplicité et la grande utilité de ces matériels de sécurité. Les extincteurs et les aérosols à fonction extinctrice sont soumis à des normes strictes (Normes Européennes et Norme AFNOR*) garantissant la meilleure protection pour tous.

         _Les hospitalisés

Les statistiques fournies à la DGS pour 2002 montrent que parmi les victimes hospitalisées, 301 ont été placées en caisson hyperbare.

L’âge des hospitalisés montre que la majorité a moins de quarante cinq ans. Les jeunes enfants et adolescents de 0 à 15 ans représentent 24 % des hospitalisés.

         _ Les appareils et leur installation en cause1

Le dispositif de surveillance des intoxications au monoxyde de carbone a mis en place des groupes de travail régionaux et une base informatique commune visant à surveiller et améliorer la connaissance des cas avérés ou suspectés d’intoxication au monoxyde de carbone.

Ce dispositif de surveillance a recensé 810 affaires « habitat » - individuel et collectif - (dont 663 affaires avec source de monoxyde de carbone identifiée) en 2005. Le bilan de ce dispositif démontre que :

> Les appareils à l’origine des accidents sont essentiellement les appareils de chauffage raccordés à des conduits de fumées

: 59 % des cas sont dus à des appareils fonctionnant au gaz (de réseau ou bouteille), 12 % des cas à des appareils àcharbon et le même pourcentage pour des appareils fonctionnant au bois, 7 % des cas à des appareils fonctionnant au pétrole

et 5% des cas des appareils fonctionnant au fioul.

> Le rôle des anomalies d’aération et de ventilation des logements dans les accidents : dans 75 % des cas, on constate une absence ou insuffisance d’aération des locaux, dans 57 % des cas celle-ci est incorrecte et dans 8 % des cas elle a étévolontairement obstruée.

> Les anomalies d’évacuation des gaz de combustion et/ou un mauvais entretien de ces gaz sont responsables de 9 % des intoxications.

> 43 % des affaires sont liées à l’utilisation d’une chaudière, 14% d’un chauffe-eau ou chauffe-bain, 11% des poêles et radiateurs. A noter que les installations de « fortune » sont également en cause dans de nombreux cas (chauffage mobile d’appoint- 6%, brasero/barbecue – 4 %, groupe électrogène – 4 %...).

> Un co-facteur important, les conditions météorologiques : la température n’est pas à proprement parler une cause d’intoxication (ce n’est que la raison de la mise en route des dispositifs de chauffage) mais il existe une cause directe qui est l’effet de « redoux » accompagné de l’influence des brumes et brouillards : l’inversion de température entraîne un placage des fumées vers le sol ce qui provoque le tirage défectueux des conduits de fumées. Dans 23 % des cas, la météo a été un facteur rentrant en compte dans l’intoxication.

 

En 2004, le LCPP a réalisé 101 enquêtes suite à un signalement relatif à une intoxication oxycarbonée, à Paris, dans les Hauts-de-Seine (92), la Seine-Saint-Denis (93) et le Val-de-Marne (94), 213 personnes ont été hospitalisées, 7 sont décédées.

 

              _ Les appareils en cause

Sur les 101 interventions, 69 accidents ont été provoqués par des appareils à gaz de chauffage et de production d'eau

chaude raccordés à un conduit de fumée1. Pour ces affaires, le refoulement des gaz de combustion était dû, principalement, au

conduit de fumée obstrué (18.5 %) et/ou de raccordement mobile au conduit de fumée : non étanche (24 %), obstrué (17 %),déboîté (13 %).

Pour ces installations :

- l’entretien annuel des appareils était réalisé dans 58,5 % des cas,

- le ramonage annuel du conduit de fumée dans 40 %,

- la ventilation du local était réglementaire dans 62,5 %.

Pour la première fois, aucun appareil à gaz non raccordé (chauffe eau instantané), n’a été à l’origine d’accident.

Par contre, le nombre d’accidents provoqués par l’utilisation de chauffages d’appoint et de fortune tels que les braseros sont en augmentation significative depuis quelques années. En 2004, 18 accidents ont été provoqués par des chauffages de fortune et un accident mortel a été consécutif à l’utilisation d’un groupe électrogène dans un squat.

 

 

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Dernière mise à jour de cette rubrique le 27/03/2008

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